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Condamnée, mais le gouvernement la soutient : Marine Le Pen, la "victime" préférée du système
Condamnée à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen refuse de se laisser écarter et se lance dans une bataille judiciaire et politique. La stratégie est claire : elle adopte une posture de victime, dénonçant un "procès politique" et appelant à un recours rapide. Son camp se mobilise immédiatement, orchestrant une riposte médiatique où la stratégie est claire : détourner l’attention du fond du dossier. Car derrière la condamnation, il y a un fait incontournable : 3 millions d’euros de fonds publics européens détournés pour financer le FN. Mais l’affaire dépasse le cadre du RN. François Bayrou, Premier ministre, a exprimé son malaise face à cette sanction, provoquant des tensions jusqu’au sein du gouvernement. Pendant ce temps, l’extrême droite galvanise ses troupes : le RN annonce des milliers de nouvelles adhésions et prépare un rassemblement de soutien ce week-end. En attendant son procès en appel, Marine Le Pen joue son va-tout en adoptant une rhétorique trumpiste. Si elle échoue, son parti devra trouver un plan B pour 2027. Mais en jouant la carte du martyr, elle espère que la pression politique finira par influer sur la suite du dossier.